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    Lundi 8 avril 2013

    Bradley Manning american heroVoilà bien un soldat qui mérite d’être sauvé des griffes de l’impérialisme ! Bradley Manning est un militaire étasunien. Il est accusé d’avoir transmis à Wikileaks différents documents classés « secret défense », parmi lesquels des vidéos montrant les hélicoptères Apache tuant des civils innocents.

     

    Incarcéré depuis 2010 à la prison de Quantico, en Virginie, il y est soumis à un traitement inhumain : les lumières sont constamment allumées dans sa cellule où il est maintenu isolé ; Bradley Manning est contrôlé toutes les cinq minutes et est systématiquement réveillé par les gardes s’il n’est pas complètement visible de l’œilleton. Il a le droit de n’avoir qu’un livre ou magazine à la fois, qu’on lui retire à la fin de la journée. Enfin, il est maintenu enchaîné lors des rares visites auxquelles il a droit.  

     

    Les soutiens de Bradley Manning parlent de torture psychologique. Selon son comité de soutien, « les autorités américaines cherchent à le contraindre à l’isolement le plus profond et à mettre en danger son équilibre psychologique pour qu’il collabore et communique des informations sur Julien Assange ».

     

    Bradley Manning, accusé entre autres de « communication, transmission et envoi d’information traitant de sécurité nationale à une source donnée », encourt la prison à perpétuité. Ce qu’on lui reproche aurait pourtant permis d’accélérer la fin de la guerre d’Irak et d’anticiper le retrait des troupes étasuniennes.

     

    Il est fort compréhensible, dans le cadre des rapports de domination qu’entretiennent les États impérialistes avec les autres pays, qu’ils ne veulent pas que circulent les preuves de leurs forfaits commis aux quatre coins du monde. D’où la nécessité de maintenir les masses dans l’ignorance… Imaginez avec quelle insolence les États-Unis auraient évolué si on avait ignoré l’existence des tortures à Abu Ghraib, les conditions de détention des prisonniers à Guantanamo, les massacres de civils par les drones de l’OTAN et toutes les autres ignominies causées au nom de la sacro-sainte démocratie.

     

    Les conditions de détention de Bradley Manning et les années de prison qui lui pendent au nez n’ont pour but que de vouloir terroriser tous ceux qui aspirent à la vérité et à la paix, tous ceux qui, par honnêteté, voudraient lui emboîté le pas. C’est aussi un avertissement adressé à l’encontre de tous ceux qui pourraient être au contact, de près ou de loin, à des informations « utiles ». Un réseau nommé Courage to resist, basé à Oakland, a d’ailleurs été créé pour tous les soldats en proie à des problèmes de conscience.

     

    Plus de 25.000 personnes ont pour le moment signé la pétition pour la libération de Manning. Faisons un rêve : qu’il efface définitivement le belliciste Obama des tablettes du prix Nobel de la Paix… ou qu’il en soit le prochain lauréat.

     

    Capitaine Martin


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    L’article ci-dessous a été mis en ligne le 29 septembre 2010 sur le site du magazine satirique belge on-line Satiricon.be (www.satiricon.be) :

    Intitulé Le printemps des sayanim, le récit que le professeur (de droit) Jacob Cohen publie ces-jours-ci à Paris aux Éditions de L’Harmattan stupéfie autant par son objectif que par son étayement : quoique mêlant réalité et fiction, il se propose de mettre à nu un système qu’il affirme bien réel, celui des sayanim –informateurs en hébreu– constitué de Juifs de la diaspora qui, par « patriotisme » assure l’auteur qui les désapprouve, acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad (les services secrets israéliens) ou avec d’autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leurs compétences afin de mener une guerre psychologique pour défendre la « sacralité » d’Israël. En France, leur nombre se situerait autour des trois mille, principalement au sein du Bnaï Brit (une association internationale) ainsi que de quelques autres organisations nationales.

    Juif lui-même, l’auteur ne cache pas son jeu, puisqu’il dédie son ouvrage « à tous ceux qui se battent pour la Justice en Palestine », et il est donc hors de doute que son texte a fait grincer bien des dents au sein de la communauté.

     

    PÉTRONE

     

    http://homelit.skynetblogs.be/archive/2010/09/index.html


    Le printemps des sayanim par Jacob Cohen, Paris, L’Harmattan, juillet 2010, 172 pp. en noir et banc au format 13,5 x 21,5 cm sous couverture brochée en quadrichromie, 16,50 €


    Le printemps des sayanim.jpg


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    Colonialisme occidental: Les Indiens des Amériques luttent contre le terrorisme depuis 1492…

    Russel Means
    Lundi 8 Avril 2013

     

    Colonialisme occidental: Les Indiens des Amériques luttent contre le terrorisme depuis 1492…

    “Je n’y ai rien vu (New York 1886) qui pourrait aider mon peuple. J’ai pu voir que l’homme blanc ne s’occupe pas l’un de l’autre de la même manière que nous avant avant que le cercle de la nation ne soit brisé. Il prendrait tout des autres s’il le pouvait et ainsi il y en avait qui avaient bien plus que ce qu’ils pouvaient utiliser, tandis que des foules de gens n’avaient rien et avaient sans doute faim. Ceci ne pouvait pas être meilleur que les vieilles traditions de mon peuple.”
    “Il est très difficile de suivre une grande vision dans ce monde de ténèbres et d’ombres toujours changeantes ; parmi celles-ci les hommes se perdent.”
    ~ Black Elk (Shaman Oglala Sioux) ~
     
     
    Les 158 années de lutte pour la justice des Sioux Lakotas
    “D’abord ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, puis ils vous combattent et puis vous gagnez” -Mohandas Gandhi-
    “Nous travaillons à une liberté totale et complète de manière légale, non-violente et non agressive.” - Russell Means-
    En Décembre 2007, la république des Lakotas fut établie par le retrait formel des traités de 1851 et 1868. Ceci fut le dernier pas de la bataille légale la plus longue de l’histoire de l’humanité.
    Ceci ne fut pas une “sécession” des Etats-Unis d’Amérique, mais un “retrait unilatéral” totalement légal des traités comme cela est permis par la convention de Vienne de 1969 sur les lois des traités, convention de laquelle les Etats-Unis sont signataires.
    Le but de la République des Lakotas est de suivre les instructions données par les anciens à la première réunion de l’International Indian Treaty Council de 1974. Le conseil tint alors une conférence de “l’hémisphère occidental” à Wakpala dans la réserve indienne de Standing Rock. Plus de 5000 délégués de 97 nations indigènes des Amériques se réunirent. Le manifeste qui en résultat soutien les droits de tout les peuples indigènes de vivre libres et de prendre quelque action que ce soit pour maintenir notre souveraineté. Ceci fut la plus grande réunion d’Indiens des Amériques du XXème siècle, réunion où tous les délégués payèrent de leur poche, sans soutien financier.
    Ce fut là que la déclaration d’indépendance continue fut créée. Cette conférence fut suivie par bon nombre d’anciens, incluant le chef Franck Fools Crow. Ceux-ci n’étaient pas nos anciens ordinaires, la plupart d’entre eux étaient nés au XIXème siècle de parents qui avaient été libres, ils n’avaient jamais été à l’école. La majorité ne parlait pas anglais et le reste parlait un mauvais anglais. Je (Russel Means) fus instauré comme un des curateurs permanents de l’International Indian Treaty Council par les anciens de la conférence.
    Ces anciens donnèrent à la conférence et au nouvellement formé International Treaty Council deux mandats:
    1. Le premier mandat devait être reconnu par les communautés internationales. En Septembre 2007, lorsque les Nations-Unies approuvèrent la Déclaration des Droits des Peuples Indigènes, ce mandat fut rempli.
    2. Nous devions nous commémorer les mots de Noble Homme Rouge (Noble Red Man Matthew King): “Nous devons toujours nous rappeler que nous fûmes auparavant un peuple libre, si nous ne le faisons pas, alors nous devrons cesser d’être des Lakotas.” Ce second mandat est de retourner à notre statut original de Nations libres et indépendantes. Le 17 Décembre 2007, la délégation pour la liberté Lakota a présenté au ministère des affaires étrangères des Etats-Unis, notre retrait unilatéral de tous les traités et accords existants entre les Etats-Unis et la nation Lakota.
    Avant le retrait unilatéral, j’ai voyagé à travers les cinq états rencontrant des personnes clef sur une période de sept mois. Maintenant dans mon 70ème hiver, je travaille pour obtenir de meilleures conditions pour les peuples indiens depuis plus de 40 ans (NdT: Russell Means est décédé en 2012 à l’âge de 72 ans).
    Le traité de Fort Laramie de 1868 est considéré par quelques commentateurs comme une victoire totale de Nuage Rouge et des Sioux. En 1904, il fut décrit comme “le seul cas dans l’histoire des Etats-Unis où le gouvernement est entré en guerre et a négocié la paix à l’issue en concédant tout ce que demandait l’ennemi et absolument rien en retour.
    En résultat d’un long processus de litigation entre la nation Lakota et les Etats-Unis, ceux-ci ont fait quelques déclarations évocatrices;
    “Un cas d’accords plus déshonorables ne sera probablement jamais trouvé dans notre histoire…” U.S. Court of Claims, 1975
     “il est clair que, basé sur les représentations des négociateurs des Etats-Unis, les Indiens ne peuvent pas avoir regardé le traité de 1868 comme un traité de cession. Nulle part dans l’histoire qui a menée aux négociations de ce traité n’y a t’il eu une indication que les Etats-Unis recherchaient une cession de terre ou que les Sioux étaient prêts à en consentir une. Bien au contraire, l’évidence est criante que les Sioux n’auraient jamais signé le traité s’ils avaient pensé un instant qu’ils cédaient quelque terre que ce soit aux Etats-Unis.”
    Sioux Tribe v. United States, 42 Indian Claims Commission, 1978
    “Ici, il n’y a aucun doute que les Collines Noires (Black Hills) furent “prises” aux Sioux d’une manière qui les a privée des droits de propriété de cette terre. La question présentée est de savoir si le congrès agissait dans les circonstances où ‘prendre’ impliquait une obligation de juste payer une compensation ou s’il agissait en conséquence de ses pouvoirs uniques de contrôler et de gérer la propriété tribale en tant que gardien des biens Indiens auquel cas la clause de juste compensation ne s’appliquerait pas.”
    U.S. Supreme Court, UNITED STATES v. SIOUX NATION OF INDIANS, 1980
    La cour nota également la duplicité du président Ulysse Grant violant l’obligation du gouvernement par le traité, de maintenir toute personne en dehors des Collines Noires, ainsi que la procédure sévère pratiquée par le gouvernement pour affamer les Sioux afin de les forcer à céder les Collines Noires (NdT: Il convient de noter que les Black Hills sont des territoires sacrés pour les Sioux, territoires qui s’avèrent également riches en charbon, en or, en pétrole et ce qu’on sait maintenant… en uranium… Ce qui n’a aucune importance pour les Sioux, puisque ces terres sont simplement sacrées…)
    “Ceci fut tragédie, mensonge, barbarie et virtuellement tout vice connu de l’humanité dans les 300 ans d’histoire d’expansion territoriale des 13 colonies originales, dans une nation qui maintenant comporte plus de 4,8 millions de Km2 et 50 états; ceci ne peut pas être nié. Mais de l’opinion d‘une cour de justice, en tant qu’affaire historique et non légale, à la fois les colons et les Indiens peuvent bénéficier de l’adjuration biblique: ‘Ne juges pas et tu ne seras pas jugé.’”
    Hearing before the committee on Indian affairs, united states senate session on Tribal Sovereign Immunity 9-24, 1996

    Russel Means
    Url de l’article original:
    http://www.republicoflakotah.com/steps-to-sovereignty/158-year-stuggle-for-justice/
    ~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

     

    http://www.alterinfo.net/Colonialisme-occidental-Les-Indiens-des-Ameriques-luttent-contre-le-terrorisme-depuis-1492_a88888.html


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    http://www.u-p-r.fr/actualite/france/petition-nationale-contre-le-projet-de-loi-fioraso-esr-qui-vise-a-imposer-langlais-dans-lenseignement-superieur-en-france

     

    fioraso

     

    Projet Fioraso, anglais en maternelle : le gouvernement trahit la France

    Posted: 07 Apr 2013 10:55 PM PDT

     

    Du fait de la crise économique majeure, des affaires ou de l’interminable débat sur le mariage pour tous, certains projets du gouvernement avancent de manière discrète. Ils n’en sont pas moins scandaleux, comme ceux qui consacrent l’anglais à la fois en maternelle et dans les universités.
    Le parti de l’étranger
    Au final, c’est bien de cette manière que l’on peut qualifier le gouvernement sur le sujet oh combien essentiel de la défense de la langue français. Ce gouvernement semble agir comme un agent de promotion de la langue anglaise et d’affaiblissement du français, ce qui est pour le moins paradoxal pour des personnes en charge de notre pays. En effet, coup sur coup, deux projets viennent renforcer la place de l’anglais dans notre pays tout en affaiblissant celle du français.
    Alors que les études internationales démontrent une baisse du niveau des écoliers français, notamment dans la maîtrise du français, qu’on a réduit les heures consacrées à son apprentissage, le gouvernement ne trouve rien de mieux à faire que de vouloir développer l’apprentissage de l’anglais dès la maternelle. On reste sidéré devant un tel projet alors qu’au primaire toute l’énergie devrait être consacrée à l’amélioration de la maitrise de notre langue maternelle, de plus en plus malmenée.
    Dans la même veine, la ministre de l’enseignement supérieure, Madame Fioraso, a présenté le 20 mars, journée internationale de la francophonie (sic), un projet visant à démanteler la loi Toubon ! Concrètement, cela permettrait à nos universités de généraliser l’emploi de l’anglais comme langue d’enseignement, à la place du français, comme le rappelle l’écrivain Frédéric Werst dans une tribune publiée par le Figaro, disant que « l’université française doit faire cours en français ».
    La résistance doit s’organiser !

    Debout la République a publié une lettre ouverte à la ministre, madame Fioraso, pour sensibiliser le gouvernement et les élus de la République au mauvais coup que représenterait cette remise en question de l’enseignement en français dans nos universités et dans la recherche. Heureusement, en tant que député, NDA peut agir auprès de ces collègues pour essayer de faire reculer ce projet de loi absolument scandaleux et c’est sans doute le meilleur moyen pour y parvenir.

    Ces projets me font penser à une phrase qu’avait eu Jacques Sapir pour qui « la haine de la nation, c’est l’internationalisme des imbéciles ». Comment ne pas voir ici la bêtise internationaliste d’une partie de la gauche qui n’a que faire de la nation, quand elle ne cherche pas ouverture à la détruire. Ce faisant, elle oublie que Jaurès avait compris qu’« à celui qui n’a rien, la patrie est son seul bien ». Encore une fois, cette gauche trahit le peuple au nom d’un internationalisme mal compris.
    Car le français est un élément constitutif de notre identité à tous. Il nous fait penser d’une certaine manière, différente de toutes les personnes dont la langue maternelle est autre. Ce faisant, non seulement il est un ciment de la communauté nationale, mais une part de nous-même. Et donc, promouvoir l’emploi d’une autre langue est une grave faute contre la France et les Français. Mais pour une partie du PS, un avenir où l’anglais remplacerait le français n’est peut-être pas grave.
    Le PS a renoncé à tout : à assurer la sécurité des français, à les défendre dans la mondialisation, leur trouver un emploi, protéger leur pouvoir d’achat, en finir avec les parasites fiscaux ou réformer la finance. On découvre ici qu’il a même renoncé à défendre notre langue.
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